vignette_trmPropos de Max Jammot, responsable du Pôle économique chez Ellisphere, extraits du dossier « Acteurs du TRM, comment appréhendent-ils 2017 ? » regroupant l’avis de plusieurs experts et publié dans l’Officiel des transporteurs du 06/01/2017.

« En ce début d’année, il est légitime que les entreprises du Transport Routier de Marchandises (TRM) espèrent une amélioration de leur situation financière. Le maintien de leur trésorerie et des marges au niveau de 2016 serait déjà un bon signe de solidité adressé au marché. Si la croissance des investissements sur le secteur demeure forte (+ 12% d’immatriculations de tracteurs neufs sur les trois premiers trimestres de 2016), certains signaux ne devraient néanmoins pas manquer d’impacter les professionnels. Le prix de revient (hors gazole) d’un véhicule a ainsi augmenté de 0,6 % en 2016, les prix à la pompe n’ont cessé de grimper, principalement le litre de gazole qui a atteint son plus haut niveau depuis l’été 2015 (1,22 €) ; à l’origine de cette hausse, la stratégie des grands producteurs de pétrole ainsi que le poids de la fiscalité sur les carburants en France.

Depuis le 1er juillet 2016, si des dispositions issues de la loi Croissance et activité du 6 août 2015 visant à lutter contre le dumping social dans le TRM ont vu le jour, il est encore trop tôt pour juger de l’efficience de ces mesures, mises en place afin de combattre la concurrence déloyale de certains pays de l’Est. Les majors du secteur qui développent des services à plus haute valeur ajoutée, notamment dans la logistique, devraient continuer à bien performer. Pour les autres catégories d’entreprises, avec le plus souvent des structures plus fragiles, le risque de liquidité est bien réel. Elles n’auront probablement d’autres choix que de limiter les revalorisations salariales afin de minimiser la hausse de leur coût de revient.»

Pour plus d’informations sur l’Officiel des transporteurs, www.actu-transport-logistique.fr/

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