vignette_barometre_entrepreneuriat_idfEllisphere a réalisé conjointement avec l’OCED et le CROCIS, deux observatoires de la CCI Paris Île-de-France, une nouvelle étude sur la dynamique entrepreneuriale en Île-de-France, de la création à la disparition des entreprises. Cette étude retrace les grandes évolutions de ces dernières années.

A 2016, trois temps forts sont relevés : l’augmentation des créations d’entreprises hors auto et micro-entrepreneurs, la baisse des ouvertures de procédures collectives et une meilleure résistance des entreprises en sauvegarde comparativement aux entreprises placées en redressement judiciaire.

La création d’entreprises

La mise en place au 1er janvier 2009 du régime de l’auto-entrepreneur a profondément bouleversé le paysage de la création d’entreprises en Île-de-France comme en France. En effet, la simplicité des démarches à effectuer pour créer une entreprise sous ce régime, l’absence de charges à payer lorsque, aucun chiffre d’affaires n’est réalisé, et le fait qu’il soit ouvert à tous (salariés, fonctionnaires,…) expliquent son succès immédiat. De 2009 à 2014, les auto-entrepreneurs ont représenté la majorité des créations franciliennes : entre 51 % et 56 %.

En décembre 2014, le régime de l’auto-entrepreneur est remplacé par celui de micro-entrepreneur, plus contraignant. L’effet de cette mutation est immédiat, le régime enregistrant une baisse des créations en 2015. C’est ainsi que 143 620 entreprises ont vu le jour en Île-de-France, dont 46 % sous le régime du micro-entrepreneur. Les créations d’entreprises «  classiques » sont dès lors devenues majoritaires, une première depuis 2009. Cette tendance se confirme au 1er trimestre 2016 : désormais 54,5 % des créations sont des entreprises « classiques », niveau jamais atteint auparavant.

La défaillance d’entreprises

Avec la poussée continue enregistrée de fin 2008 à février 2010, les ouvertures de procédures collectives rattrapent leur niveau de 1993 sur l’ensemble de la France. En Île-de-France, bien que l’on ait observé un accroissement du nombre des ouvertures, celui-ci est resté inférieur au pic historique de 1993 (- 22 % en février 2010). Depuis 2015, on assiste à un reflux au plan national (- 5 %, en glissement annuel au 1er août 2016) et, à contre-courant de la situation nationale, une augmentation dans la région capitale (+ 3 %, en glissement annuel au 1er août 2016). Fait significatif, malgré cet accroissement, les défaillances restent inférieures à celles de 1993 (- 26 %) en Île-de-France. Néanmoins, dans la région francilienne, les ouvertures de procédures collectives diminuent depuis le début de l’année (- 5 % sur les 8 premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015), laissant présager un renversement de tendance.

Le devenir des entreprises en procédure collective

Structurellement, les entreprises qui survivent à un redressement judiciaire font preuve d’une « adaptation » que l’on pourrait qualifier de « darwinienne » : « plus je suis petite, mieux je survis ».
Ainsi, en Île-de-France comme au plan national, les entreprises qui emploient entre 3 et 9 salariés, présentent les taux de survie les plus élevés suite à un redressement judiciaire (1 entreprise active sur 4 en mai 2016). À l’inverse, pour les plus grandes entreprises, seule 1 sur 8 de plus de 2 000 salariés survit, et aucune de plus de 5 000 salariés. Fait significatif, les entreprises en sauvegarde, généralement de taille plus importante que celles en redressement judiciaire, présentent des taux de survie proche de 50 %, quelle que soit la taille de l’entité considérée.

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