vignette_OCEDSi depuis l’entrée dans la crise, les ouvertures de procédures collectives se situent de manière constante à leur niveau de 1993 au plan national, la situation est tout autre pour l’Île-de-France, traduisant ainsi la situation spécifique de la région. En effet, ces ouvertures s’établissent à 26 % en dessous du pic historique de 1993 ; néanmoins, elles ont retrouvé leur niveau de 2009 en raison de l’augmentation sensible des ouvertures de procédures dans la région capitale.

Ceci précisé, alors que les ouvertures de procédures continuent de reculer en France (- 3,8 %, en glissement annuel au 1er juillet 2016). En Île-de-France, la situation se dégrade toujours, mais à un rythme bien moindre (de 3 à 7 points d’écart) que les mois précédents (+ 3,1 % en glissement annuel au 1er juillet 2016). Il semblerait donc se confirmer que, pour la région capitale, un retournement de tendance soit à l’œuvre, les ouvertures de procédures ayant reculé de 2 % au premier semestre comparativement à la même période de 2015.

En Île-de-France, l’augmentation des liquidations judiciaires marque le pas et le recours aux procédures amiables diminue. À l’inverse, l’accroissement des redressements judiciaires est toujours sensible. Ces évolutions s’inscrivent dans un horizon qui peut apparaître de nouveau incertain : climat des affaires porté par le commerce de détail et les services ; amélioration de la confiance des ménages ; progression de la situation des PME au premier semestre selon la 63ème enquête de conjoncture de Bpifrance ; prévision d’un net accroissement des investissements dans l’industrie manufacturière ; petite progression du volume des ventes dans le commerce de détail ; redémarrage de l’emploi marchand en lien avec la réduction des charges ; baisse sensible des demandes de délais adressées à l’URSSAF par les TPE  ; diminution continue des avances et du nombre des bénéficiaires de la garantie AGS… Mais, croissance du PIB au point mort pour le deuxième trimestre ; difficultés des entreprises à accéder au crédit ; fort recul de la fréquentation touristique ; baisse de la production manufacturière ; repli du chiffres d’affaires dans l’industrie manufacturière, le commerce de gros et les services aux entreprises ; stabilisation de la consommation des ménages au deuxième trimestre ; contribution négative du commerce extérieur ; taux de chômage toujours élevé malgré la légère diminution enregistrée depuis le début de l’année…

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