Depuis plusieurs années, l’activité connaît une succession de crises sanitaires et structurelles ayant impacté tous ses segments (bovins, porcins, volailles…). Elle s’est consécutivement largement concentrée autour de grands opérateurs – types coopératives ou industriels de la transformation – qui doivent eux-mêmes lutter pour leurs marges, face à la pression de la grande distribution et de la concurrence internationale, tant à l’exportation qu’à l’importation.

Cette pression commerciale affaiblit graduellement la structure financière des intervenants. Par ailleurs, le développement du secteur est freiné par le manque de main d’œuvre qualifiée.

Dans l’Industrie de la viande, le niveau de sinistralité (part des liquidations judiciaires dans les disparitions d’entreprises) est de près de 18 % contre 11 % pour l’ensemble des activités métropolitaines. Tous les segments de cette industrie sont touchés mais celui de la Transformation et conservation de la viande de boucherie présente un taux de sinistralité de 31,5 % et celui de Transformation de la viande de volaille de 25 %.

Depuis de nombreuses années, le nombre d’acteurs économiques de l’industrie de la viande se réduit ainsi fortement avec un Indice de Dynamisme Economique*  à 0,57 à fin avril 2017, soit très inférieur au seuil de renouvellement des entreprises (fixé à 1).

* L’Indice de Dynamisme Economique (IDE) d’Ellisphere est un ratio calculé sur 12 mois glissants, entre les créations et disparitions d’entités juridiques disposant d’un SIREN, en France métropolitaine. Les disparitions intègrent les liquidations judiciaires et les cessations (hors liquidations judiciaires).

Pour plus d’informations sur ces statistiques pole_statistiques_economiques@ellisphere.com

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