vignette_ide_juin_2016L’entreprise individuelle, toujours principal moteur des créations

Après l’envolée des créations d’entreprises en 2010, largement imputable à l’arrivée massive des auto-entrepreneurs, le nombre de nouveaux entrants s’est stabilisé autour de 600 000 créations par an. En 2015 et en 2016, de nouvelles règles fiscales et déclaratives ont été mises en place pour les auto-entrepreneurs, devenus depuis des micro-entrepreneurs.
Cette nouvelle donne réglementaire plus contraignante, a tout d’abord entraîné, à compter de février 2015, une baisse des entrants dans la catégorie des entreprises individuelles intégrant ce statut.
Cependant, depuis avril 2016, le nombre d’entreprises individuelles augmente de nouveau. Ces formes d’entreprises demeurent toujours très largement majoritaires avec 53 % des immatriculations contre près de 30 % pour les sociétés commerciales (SARL, SA …), et 13 % pour les autres personnes morales immatriculées au Registre du Commerce et des Sociétés (GIE, société civiles, coopératives …), soit 95 % des nouveaux entrants. Toutefois, si deux créations sur cinq sont encore des demandes d’immatriculations de micro-entrepreneurs, le nombre de ces derniers est en repli significatif (source INSEE).

Recul persistant des disparitions

Depuis 2014, le nombre de disparitions d’entreprises (cessations et liquidations) a reculé pour s’établir autour de 455 000 unités à fin juin 2016 (- 2,4 % sur un an). Outre le moindre impact des campagnes de radiations automatiques des microentrepreneurs sans activité depuis plus de 18 mois, la courbe des liquidations judiciaires s’est également inversée depuis août 2015 (- 3,8 % sur un an à fin juin 2016). Ce recul marque, d’une part, une fin de purge pour les entreprises françaises les plus fragilisées, et d’autre part, un meilleur climat des affaires noté par l’INSEE auprès des entrepreneurs.

La moitié des secteurs étudiés renouvelle leur tissu entrepreneurial

A fin juin 2016 sur 12 mois glissants, l’Indice de Dynamisme Economique (IDE)* est de 1,36 sur la France entière, tous secteurs d’activités confondus, contre 1,30 à fin décembre 2015. Sur les 22 grands secteurs étudiés, 11 présentent un IDE supérieur à 1 marquant un renouvellement de leur population d’entreprises. Parmi ceux-ci, sept ont un IDE en progression sur un an, à fin juin 2016 : Agriculture, Bâtiment & Travaux Publics (BTP), Distribution, Informatique & Electronique, Moyens de transports (construction et distribution), Services aux entreprises, Transports & Logistique. Deux secteurs sont étales : Bois Papier Carton & Imprimerie, Services aux particuliers. A l’opposé, neuf autres présentent un IDE inférieur à 1 et ne renouvellent ainsi pas leur tissu entrepreneurial : Agroalimentaire, Biens de consommation, Biens d’équipement du foyer, Biens d’équipement industriel, Métaux, Pharmacie, Produits minéraux & Chimie, Télécommunications, Textile Habillement & Cuir.

Amélioration de l’Indice de Dynamisme Économique d’Ellisphere à fin juin 2016

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*L’Indice de Dynamisme Economique est le rapport entre le nombre de créations et le nombre de disparitions d’entreprises sur une période donnée.

Méthodologie
L’Indice de Dynamisme Economique (IDE) d’Ellisphere est un ratio calculé entre les créations et les disparitions des entités juridiques disposant d’un SIREN en France Métropolitaine sur 12 mois glissants.
La population étudiée porte sur les entités recensées en France métropolitaine (département de 01 à 95), dont l’activité NAF/APE 2008 et la forme juridique INSEE sont connues.
Les créations incluent les entités immatriculées depuis 2008. Les disparitions intègrent les liquidations judiciaires et les cessations (hors liquidations judiciaires) recensées depuis 2008.

Contact pour plus d’informations pole_statistiques_economiques@ellisphere.com

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