vignette_distributionLe secteur améliore son dynamisme …

Après avoir stagné autour de 1,2 depuis 2011, l’Indice de Dynamisme Economique (IDE)* du secteur Distribution progresse de nouveau à fin juin 2016, passant à 1,4. Malgré les effets de la crise, des arbitrages de consommation des ménages face à un pouvoir d’achat en berne, la Distribution, avec ses 455 800 entités actives (5,4 % du tissu entrepreneurial français), demeure très dynamique, avec plus de 62 600 nouvelles entités sur un an à fin juin 2016 (+ 9,7 %) ; quand dans le même temps, le nombre de disparitions poursuit sa décrue (- 8 % sur un an avec 44 000 disparitions).

Du fait des micro-entreprises

Le principal moteur de ce dynamisme retrouvé est le sous-secteur de la Distribution non alimentaire qui représente 87 % des créations (54 300 unités à fin juin 2016). Ces nouveaux entrants appartiennent à la catégorie des micro-entreprises. En effet dans le détail, avec 26 600 unités, l’activité Vente à domicile représente 49 % du sous-secteur et 42,6 % du total secteur Distribution. L’exercice de cette activité dont le ticket d’entrée est limité, apparaît, le plus souvent, comme étant une solution d’attente ou de complément financier pour nombre de particuliers.

Le détail alimentaire en déclin

La population d’entreprises du sous-secteur de la Distribution alimentaire (83 500 unités actives, soit 18,3 % du secteur Distribution) décroît depuis 2011. Ce sous-secteur demeure marqué par un contexte de forte concurrence de la Grande distribution sur l’alimentaire, et par un recul persistant du commerce de proximité dans de nombreux bassins économiques marqués par la crise, les restructurations industrielles ou étatiques (délocalisations, révision générale des politiques publiques ou RGPP).

La Grande distribution fait son marché en centre-ville

Le sous-secteur de la Grande distribution dont le développement reste fortement encadré, voire limité par la loi et la réglementation, compte 11 600 unités actives à fin juin 2016, soit 2,5 % du secteur Distribution. Même si l’on reste de facto sur de faibles mouvements, le dynamisme de ce sous-secteur s’est essentiellement porté sur les activités Supérettes et Supermarchés de centre-ville où les leaders de l’hypermarché ont trouvé un relais de croissance ; en premier lieu par le rachat de réseaux, puis par l’ouverture de nouvelles enseignes et magasins. Marquée en 2014, cette tendance est depuis à l’accalmie.

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*L’Indice de Dynamisme Economique (IDE) est le rapport entre le nombre de créations et le nombre de disparitions d’entreprises sur une période donnée.

Contact pour plus d’informations sur ces statistiques pole_statistiques_economiques@ellisphere.com

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