Les nouveaux modes de paiement en ligne Dans la bataille des moyens de paiement, l’enjeu central : la donnée client. Le marché évolue vers une mutation des modes & habitudes de consommation et de commerce de nombreux modes de paiement aux côtés des outils habituels (CB, Visa, MC, American Express) qui correspondent à autant de besoins et d’usages nouveaux (ex : tunnel d’achat, anonymat, praticité, rapidité, sécurité, montant acheté, coût, crédit, etc.).

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) s’intéressent au paiement de la même manière qu’ils s’intéressent à l’hôtellerie ou aux transports pour capter la donnée client et la monétiser. Leur avantage concurrentiel est certain par rapport aux acteurs traditionnels dans ce domaine. La donnée client est l’enjeu central dans la bataille des moyens de paiement.

Ces nouveaux modes de paiement se développent en réaction aux insuffisances des systèmes bancaires actuels : le coût de la carte bancaire, la non-bancarisation de nombreuses populations dans le monde, l’ébranlement de la confiance des ménages dans la robustesse du système bancaire avec la crise financière, la menace du risque d’inflation, etc. On trouve les wallets, les monnaies virtuelles, le marché des cartes privatives, les systèmes prépayés … Avec le développement des usages mobiles et du M-commerce, de nombreuses innovations sont apparues dans le domaine des « e-wallets » pour fluidifier le parcours client. Avec les « e-wallets », les données sortent des systèmes d’information bancaires et sont hébergées sur les plateformes marchandes.

L’essor de l’économie digitale a vu apparaître des monnaies génériques comme le bitcoin ou des monnaies privées. Aujourd’hui, le bitcoin est la monnaie virtuelle la plus utilisée. Amazon a également lancé Amazon Coin pour permettre des échanges directs entre utilisateurs sans frais de commissions. Orange, avec Orange Money, a une démarche similaire pour faciliter la création d’un écosystème de services.

Dans ce panorama, le modèle économique des banques est menacé par les acteurs du web. Elles ne perdent pas simplement le lead sur le paiement, mais le crédit à la consommation, le prêt aux particuliers ou aux entreprises, comme le montre l’essor du crowdfunding. Pour l’instant, il n’y a pas substitution mais complémentarité car les acteurs du paiement en ligne ou du financement participatif occupent des vides dans l’offre bancaire. Mais si ces modèles de financements alternatives devaient se développer, les banques devront se repositionner radicalement. L’évolution du cadre réglementaire sera elle aussi déterminante.

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