Les procédures collectives ouvertes en Île-de-France L’observatoire consulaire des entreprises en difficultés – l’OCED – de la Chambre de Commerce et d’Industrie Île-de-France publie en partenariat avec Ellisphere l’étude des ouvertures de procédures collectives en Ile-de-France au 2nd trimestre 2014.

Le nombre des procédures collectives n’a cessé de diminuer de 1993 à 2006, année où le recul a été le plus important (- 16 %), à la suite de la mise en oeuvre de la loi de sauvegarde. Lors de l’entrée dans la crise à l’automne 2008, le nombre des ouvertures de procédures était de 35 % inférieur à celui enregistré en 1993, soit plus de 15 000 ouvertures. Bien que, depuis 18 mois environ, les ouvertures de procédures augmentent, celles-ci restent nettement en-dessous (de 29 %) du pic historique de 1993, à la fin du deuxième trimestre 2014.

Alors qu’au plan national, les ouvertures de procédures ont rattrapé, voire dépassé ponctuellement depuis 2009-2010 leur niveau de 1993, la situation de l’Île-de-France apparaît très spécifique. En glissement annuel au 1er septembre 2014, les procédures collectives ont augmenté de 1,7 % en France métropolitaine et de 4,0 % en Île-de-France. Il ressort ainsi que le taux de progression des ouvertures de procédures est en phase de décélération au plan national et que celui-ci est entré dans une période d’accélération en Île-de-France. Pour les sauvegardes, on observe la situation inverse.

Avec l’entrée en crise à l’automne 2008, le coût des procédures de redressement et de liquidation judiciaires en termes d’emplois a augmenté de manière immédiate (+ 40 % par rapport à 2006) pour arriver à un quasi doublement du nombre des emplois touchés à la fin du 1er semestre 2010. Après un léger recul en début d’année, le nombre des emplois touchés augmente de nouveau, au deuxième trimestre 2014, pour se situer au-dessus des paliers antérieurs. Cette évolution doit être rapprochée de celle du chômage qui est à son plus haut niveau depuis mars 2013.

À l’inverse, l’impact financier a évolué de manière plus progressive, les dettes bancaires étant les plus élevées fin 2011 (+ 170 % par rapport à 2006) et les encours fournisseurs fin 2009. Toutefois, les dettes bancaires qui ont explosé au premier trimestre 2014, semblent connaître un léger recul au second trimestre qui devra être confirmé d’ici la fin de l’année. Quant aux encours fournisseurs, ceux-ci semblent orientés à la baisse.

Plus d’information sur le site de l’OCED.

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