Le classement des 1000 de l'ODTEn novembre 2014, le magazine L’Officiel des Transporteurs a publié son numéro annuel spécial des 1 000 premières entreprises du transport routier, en partenariat avec Ellisphere. Ce supplément de près de 200 pages présente les professionnels répartis en 10 grandes familles d’activités et sur 22 régions métropolitaines, le tout complété d’un annuaire.

Ce numéro spécial donne également l’occasion de dresser un état des lieux du transport routier de marchandises français. Ainsi, les 100 premiers groupes du secteur représentent un volume d’affaires de 50 milliards d’euros en 2013 et malgré un marché national en berne, ces leaders ont maintenu de bonnes performances ; toutefois, des difficultés demeurent dans nombres de spécialités métiers du transport.

Dans le détail, le secteur Général cargo (transports de marchandises diverses), confronté à une stagnation ou baisse des volumes, aux opérateurs étrangers low-cost, compresse encore ses coûts et améliore sa qualité de service espérant ramener une clientèle désireuse de sécuriser ses flux.

La Messagerie plombée par la baisse de la consommation et la désindustrialisation est partie en quête de relais de croissance à l’international. Le segment a été marqué en 2013 par la retentissante faillite de Mory-Ducros (2 800 emplois supprimés).

Dans le secteur du frigorifique, la tendance est à la concentration pour maintenir les marges, faire face à une concurrence low-cost de plus en plus présente et des obligations réglementaires et environnementales consommatrices en investissements.

Les transporteurs de matières dangereuses, impactés par la désindustrialisation et la fermeture de sites dans les secteurs chimiques et pétroliers, s’adaptent par une plus grande flexibilité géographique et des flux transportés comme les produits de spécialités.

De son côté, le transport en vrac par benne n’a pu compenser l’effondrement du marché du BTP par les transports agricoles saisonniers. Plus généralement, le secteur se trouve désormais en surcapacité et aucune embellie n’est attendue en 2015 dans le contexte budgétaire difficile des donneurs d’ordres du secteur public.

Le transport par citernes alimentaires, largement concentré, laisse désormais peu de place aux petits opérateurs. En 2014, l’activité est restée stable mais les professionnels notent l’arrivée de concurrents étrangers et des contraintes réglementaires accrues.

Le transport exceptionnel a quant à lui bien résisté grâce à ses donneurs d’ordres dans l’énergie (éolien) et les industries du transport (aéronautique, ferroviaire et nautisme). Le secteur espère également une simplification des procédures pour répondre aux exigences de sa clientèle.

Enfin, dans un contexte de baisse des volumes, le transport de conteneurs ou de caisses mobiles reste toujours l’apanage de la route (3/4 des volumes) même si le rail et le fluvial progressent. Si les chargeurs restent fidèles à la route pour les premiers et derniers kilomètres, le rail et le fluvial avec l’intermodalité pourraient à terme capter une part plus importante des flux, à la condition que leur productivité et rentabilité respectives s’améliorent, sans les aides d’états actuellement accordées.

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