Renouvellement du tissu entrepreneurial en berne Dans le cadre de la préparation de la Journée crédit AFDCC 2014 qui se tiendra en novembre prochain, Ellisphere apporte son analyse du risque sur les entreprises des principaux secteurs d’activités français. Le premier secteur étudié est celui de l’Agroalimentaire dont l’appréciation suit : à septembre 2014, 56,2% des entreprises du secteur de l’Agroalimentaire restent dans les classes de risque « de moyen à très faible », soit un résultat sensiblement supérieur à celui obtenu sur l’ensemble des secteurs d’activités. En revanche, une part significative des entreprises de l’Agroalimentaire a évolué vers la classe de risque « très élevé à élevé », soit 0,6% de plus par rapport au 1er trimestre 2014. Le sous-secteur de l’Industrie agroalimentaire tire l’ensemble des résultats de l’Agroalimentaire vers le bas avec près de 50% de ses entreprises dans les classes de risque « très élevé à moyen ». Depuis septembre 2010, l’ensemble du secteur de l’Agroalimentaire peine à renouveler son tissu entrepreneurial. Sur 12 mois glissants (à juin 2014), il a de nouveau perdu des entreprises, particulièrement dans l’Industrie (hors Viandes et spiritueux) et l’activité des Viandes. Si le nombre de créations d’entreprises est repartie à la hausse depuis octobre 2013, le secteur souffre de l’une des plus fortes évolutions des défaillances sur un an, + 6,6%, contre seulement +2% sur le plan national tous secteurs confondus. A cela, s’ajoute un niveau toujours élevé des cessations. Le coefficient de dynamisme d’Ellisphere mesurant le taux de renouvellement des entreprises enregistre ainsi un résultat négatif pour l’Agroalimentaire : pour 1 entreprise qui disparaît, seule 0,9 se crée.

L’indicateur de risque sectoriel d’Ellisphere porte sur les sociétés actives ayant publié un bilan, hors holding et secteurs financiers, soit près de 1 100 000 entités. L’analyse du risque d’Ellisphere se fonde sur le score Ellipro qui est un indicateur destiné à donner, de façon synthétique, une estimation du risque de défaillance d’une entité, la défaillance étant ici le défaut légal (redressement ou liquidation judiciaire) ; le « risque très élevé » précède le « risque avéré » qui correspond au défaut légal.

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