Sensible amélioration des mouvements d'entreprisesTiraillé entre concurrence internationale exacerbée et consommation intérieure en berne, le secteur du Textile-habillement-cuir reste toujours très fragile. En effet, plus de 53% de ses intervenants se situent dans les classes de risque « très élevé à moyen » contre seulement 46%  au plan national. Moins de la moitié des entreprises du secteur a bénéficié d’une révision à la hausse du score, un résultat inférieur à l’ensemble des entreprises étudiées (51%). Enfin, un glissement significatif  vers la classe de risque « Très élevé à élevé » est noté, dépassant désormais les 10 %, soit une progression de 0,8 point par rapport au premier trimestre 2014. Les mauvaises performances des segments Habillement et Textile impactent fortement l’ensemble du secteur. Ils présentent tous les deux une population importante de sociétés en risque « très élevé à élevé » (+ de 10%). Selon le coefficient de dynamisme d’Ellisphere, l’entier secteur peine à se renouveler : quand une entreprise disparaît, seulement 1,1 se crée ; les mouvements d’entreprises restent portés à 86% par le segment de l’Habillement (fabrication et distribution). Malgré tout, la tendance est à l’amélioration depuis quelques mois.  Ainsi, sur un an à fin juin 2014, les créations d’entreprises sont de nouveau orientées à la hausse (+3%) avec près de 13 300 nouveaux entrants. Autre facteur positif, les défaillances et les cessations sont en recul, respectivement avec -3 et – 13 %.

Analyse sectorielle réalisée dans le cadre de la préparation de la Journée du crédit AFDCC du 13 novembre 2014.

L’indicateur de risque sectoriel d’Ellisphere porte sur les sociétés actives ayant publié un bilan, hors holding et secteurs financiers, soit près de 1 100 000 entités. L’analyse du risque d’Ellisphere se fonde sur le score Ellipro qui est un indicateur destiné à donner, de façon synthétique, une estimation du risque de défaillance d’une entité, la défaillance étant ici le défaut légal (redressement ou liquidation judiciaire) ; le « risque très élevé » précède le « risque avéré » qui correspond au défaut légal.

Share