En France, les ventes annuelles d’alcool diminuent régulièrement depuis les années 60 ; tendance qui tend à s’accélérer. Cette baisse est quasi totalement imputable au recul de la consommation de vin – celle des bières et spiritueux restant stable. Dans ce contexte, l’activité Vins et spiritueux s’est largement concentrée autour de grands groupes présents à l’international, et demeure dynamique, comparativement à l’ensemble du secteur Agroalimentaire. En 2016, les exportations de vins et spiritueux français ont ainsi sensiblement progressé pour atteindre un chiffre d’affaires de 11,9 milliards d’euros, soit une hausse de 1,2%. Ce nouveau record repose principalement sur les ventes de cognac qui ont rebondi en Chine tout en restant très dynamiques aux Etats-Unis. A ce titre, les spiritueux représentent 4 milliards d’euros du chiffre d’affaires export global, dont 2,8 milliards d’euros pour le seul Cognac.

Dans ce contexte très porteur à l’international, les mouvements d’entreprises ont positivement évolué pour les créations qui sont ainsi passées de 2 % à 6 % du total des créations Agroalimentaire entre 2009 et 2017. Quand dans le même temps, leur part dans les disparitions d’entreprises restait stable autour de 2 % annuel. L’Indice de Dynamisme Economique (IDE)* de l’activité Vins et spiritueux est à ce titre excellent, avec 2,76, soit près de trois entreprises qui se créent pour une qui disparaît.

Dans le détail, l’activité Vins et spiritueux est cependant essentiellement portée par la Fabrication de bière. Cette dernière représente plus de 50 % des créations d’entreprises dans les Vins et spiritueux depuis 2014. A l’inverse, le dynamisme s’est éteint dans les activités plus classiques de la Vinification et de la Production de boissons alcooliques distillées, les deux autres principaux segments du secteur. Depuis 2009, ces deux segments ne renouvellement d’ailleurs plus leur population d’entreprises et perdent des fonds de commerce.

* L’Indice de Dynamisme Economique (IDE) d’Ellisphere est un ratio calculé sur 12 mois glissants, entre les créations et disparitions d’entités juridiques disposant d’un SIREN, en France métropolitaine. Les disparitions intègrent les liquidations judiciaires et les cessations (hors liquidations judiciaires).

Pour plus d’informations sur ces statistiques pole_statistiques_economiques@ellisphere.com

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