Les transmissions équitablesDans son numéro de février 2015, la Lettre de l’entreprise familiale, éditée par le Groupe Express Roularta, aborde en dossier central la notion d’équité dans la gestion d’une entreprise, plus particulièrement sur les questions souvent délicates de transmission, de reconnaissance salariale et de parité hommes/femmes.

Les transmissions équitables ne font pas que des heureux titre La lettre. En effet, il est difficile pour un père ou une mère de choisir le successeur parmi ses enfants, ou plus largement parmi ses proches. Si le choix autocratique laisse de plus en plus la place à la conciliation et à la discussion ouverte entre les intéressés, la décision finale n’en demeure pas moins un acte solitaire pour le dirigeant d’entreprise, avec toujours en toile de fond, le doute « de ne pas avoir choisi le bon » successeur pour garantir la pérennité de l’entreprise familiale.

De leur côté, les salariés évoluent et accordent plus de poids à la légitimité donnée à une gestion de l’entreprise moderne et juste, et non plus paternaliste. Si les salariés apprécient toujours les simples actes de reconnaissance, allant de la distinction personnelle au « petit geste » accordé à la date anniversaire du collaborateur, ils attendent avant tout une gestion équitable, particulièrement concernant les rémunérations.

A travail égal, salaire égal ? La question de la parité hommes/femmes en fait partie. Ici encore, les entreprises françaises se distinguent en privilégiant l’équité à l’égalité dans le but d’éviter au maximum les discriminations directes. Selon le Forum économique mondial, la France serait cette année le 16ème pays au monde où il y aurait le moins de disparités entre les hommes et les femmes. En 2012, notre pays plafonnait encore à la 57ème place. Cette nette amélioration ne va toutefois pas changer du jour au lendemain un tableau très… masculin. En 2011, 81,9% des dirigeants de sociétés françaises étaient en effet des hommes, selon l’Insee.

La notion d’équité est protéiforme et délicate à traiter. Elle n’est pas transposable du jour au lendemain dans le quotidien opérationnel des entreprises. A ce titre, le recours à des professionnels peut s’avérer nécessaire pour que la question soit traitée comme un véritable projet d’entreprise avec des objectifs précis. Il est également envisageable d’obtenir des certifications d’agences spécialisées dans la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) comme auprès de l’Afnor Certification qui évalue la bonne application des recommandations en matière de RSE, le groupe Vigeo, premier expert européen sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), et enfin le label Lucie qui se veut être la référence en matière de RSE. Alors pourquoi hésiter plus longtemps ? conclut la Lettre de l’entreprise familiale.

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