vignette_transport_logistiqueUn niveau de créations important dans le transport routier

A fin juin 2016, l’Indice de Dynamisme Economique (IDE)* du secteur Transports & Logistique (près de 132 600 entités actives, soit 1,6 % des acteurs économiques français), atteint un peu plus de 2 créations pour une disparition. Les 26 240 créations relevées (+ 68 % sur un an) compensent largement les 12 317 disparitions (+ 19,5 %). Cet excellent résultat, qui tranche par rapport à l’IDE de 1,4 pour la France entière, est essentiellement porté par le sous-secteur du Transport terrestre qui représente 96 % des immatriculations du secteur, sur 12 mois à fin juin 2016. Au demeurant, cette activité reste prépondérante dans le tissu économique du transport avec près de 120 000 entités actives.

Dans le détail, l’activité Transport de voyageurs par taxi draine près de 11 100 nouveaux entrants, essentiellement composés de chauffeurs de type UBER. Juste derrière en nombre, près de 8 900 opérateurs du transport de poste et de courriers ont été immatriculés et 2 900 nouveaux transporteurs routiers de fret. Ces nouveaux entrants restent essentiellement de petits opérateurs, optant le plus souvent pour le statut d’auto-entrepreneur et travaillant à la demande. Parmi les autres composantes du secteur, les activités d’Entreposage et stockage (7 600 entités actives) restent dynamiques et orientées à la hausse avec un IDE de 1,3 à fin juin 2016, soit un solde net d’une centaine d’entreprises. Ces activités profitent des besoins nouveaux liés à l’émergence des opérateurs du e-commerce et de la logistique attachée au « dernier kilomètre ».

Trou d’air pour l’aérien, le fluvial reste à quai

Le Transport aérien et spatial (environ 2 000 entités actives), tout en demeurant dynamique, est en recul depuis 2011. L’augmentation des disparitions y est sensible (+ 28 % sur un an à fin juin 2016), avec cependant un solde net de 100 nouvelles entreprises. Dans cette activité, les marges sont réduites par l’irruption du low-cost et la concurrence entre majors fait rage à l’international. Les opérations d’économies et de restructurations sont nombreuses, entraînant la disparition de petits opérateurs et de prestataires de services.

De son côté, le Transport par eaux (un peu plus de 3 000 intervenants) ne renouvelle plus sa population d’entreprises depuis 2012. L’IDE y est de 0,9 à fin juin 2016, avec une perte nette d’une quarantaine d’entreprises. Si pour le Transport maritime, le marché s’est déjà concentré autour d’une poignée d’opérateurs internationaux dont l’un des leaders est français, les activités fluviales, plus atomisées, restent délaissées par rapport à la route et au fret ferroviaire ; elles connaissent en effet une baisse de leur flotte et souffrent de l’absence d’investissement pour la modernisation des voies navigables, empêchant ainsi une augmentation des tonnages transportés.

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*L’Indice de Dynamisme Economique (IDE) est le rapport entre le nombre de créations et le nombre de disparitions d’entreprises sur une période donnée.

Contact pour plus d’informations sur ces statistiques pole_statistiques_economiques@ellisphere.com

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